En complétant de façon pérenne les ressources des foyers modestes pour les porter à un niveau garanti qui croît avec les revenus d’activité, le revenu de solidarité active (RSA) instauré en 2009 visait à lutter contre la pauvreté laborieuse et à accroître l’incitation au travail. Cependant, la suppression de diverses primes et les arbitrages opérés quant à l’attribution de certains transferts sociaux conduisent à relativiser l’incidence du RSA sur les revenus des allocataires, à court terme comme à long terme. L’étude de cas types fait apparaître que le RSA est financièrement plus avantageux à long terme que le dispositif RMI (revenu minimum d’insertion) pour les allocataires retrouvant un emploi au Smic, mais qu’il l’est moins à court terme.

Auteur : Véronique Simonnet

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Source : Centre d’études de l’emploi